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Identifier la bonne huile essentielle pour une pathologie est une chose, mais il faut également choisir le bon mode d’application en fonction de l’huile mais aussi du symptôme à traiter, de l’état de santé du patient ou de son âge. Cet article vous guidera sur les différents modes d’utilisation possibles et les critères qui doivent vous guider dans le choix de l’un d’entre eux.

Huiles essentielles : voie orale, cutanée, ou olfactive

Les trois principales voies d’utilisation des huiles essentielles sont la voie orale, la voie cutanée et la voie olfactive.

Utilisation des huiles essentielles par voie orale

La voie orale ou interne consiste à avaler l’huile essentielle mélangée à un aliment tel qu’une huile végétale, du miel, un yaourt, une compote ou déposée sur un comprimé neutre. Vous pouvez acheter des comprimés neutres en pharmacie.

Utilisation des huiles essentielles par voie cutanée

La voie cutanée ou voie locale consiste à déposer quelques gouttes de l’huile essentielle sur la peau soit pure, soit mélangée à une huile végétale. Selon le type de bénéfice attendu, il est parfois utile de procéder à un massage local de la zone. Il faut savoir que par voie cutanée, une huile essentielle pure passe très rapidement dans le sang. C’est pourquoi il est parfois préférable, par exemple dans le cas de traitement d’affections dermatologiques (type eczéma, psoriasis, brulures, etc.) de l’associer avec une huile végétale qui ralentira sa pénétration dans le sang et permettra une meilleure diffusion des molécules actives de l’huile essentielle au niveau de la peau.
On peut également appliquer une huile essentielle sur la peau grâce à un roll-on ou stick applicateur. Il s’agit d’un petit flacon en verre teinté, équipé d’une bille mobile et que vous trouverez auprès de votre fournisseur d’huiles essentielles. Son usage est très simple, vous remplissez le flacon de la formule souhaitée et appliquez ensuite sur la peau grâce au roulement de la bille mobile.

Utilisation des huiles essentielles par voie olfactive

La voix olfactive consiste à respirer les huiles essentielles, vous pouvez le faire directement depuis le flacon ou en déposant quelques gouttes de l’huile essentielle choisie sur un mouchoir que vous portez à votre nez. Mais il est également possible de diffuser les molécules d’huile essentielle dans une pièce via un diffuseur : nébulisateur ou brumisateur. Autre possibilité l’inhalateur constitué d’un bol plastique et d’une ouverture épousant la forme du visage : il suffit de verser de l’eau chaude et d’y ajouter 10 à 15 gouttes d’huiles essentielles judicieusement choisies, puis de respirer dans le dispositif durant au moins 5 minutes. Enfin, il est aussi possible d’acheter un stick ou inhaleur. Une mèche de coton sur laquelle on verse l’huile essentielle est enfermée dans un tube plastique percée de petits trous à son extrémité. Le stick inhaleur a l’avantage d’être plus pratique que l’inhalateur car vous pouvez le glisser dans votre sac à main et l’utiliser à tout moment de la journée.

Autres modes d’utilisation des huiles essentielles

Même si elles sont moins connues et moins utilisées, sachez que les voies gynécologiques et rectales existent, à condition de faire fabriquer ovules et suppositoires par votre pharmacien sur la base de la formule d’huiles essentielles que vous souhaitez utiliser.

Comment choisir le bon mode d’utilisation d’une huile essentielle ?

Certains modes d’utilisation seront mieux adaptés à certaines familles de pathologies.

En toute logique, on retiendra la plupart du temps la voie orale pour les troubles digestifs comme les nausées, les remontées acides, les diarrhées, les ulcères.

La voie cutanée sera la « voie royale » pour les affections dermatologiques mais également pour les douleurs liées à la rhumatologie (douleurs musculaires, articulaires, ligamentaires, céphalées, etc.).

La voie olfactive est privilégiée pour les affections liées à la sphère ORL (oto-rhino-laryngologie) comme les angines, les bronchites, otites, sinusites, etc. mais également pour le traitement de certains troubles du système nerveux central comme le stress, l’angoisse, la nervosité, les addictions.

D’autre part, un mode d’utilisation peut être contre-indiqué pour une huile essentielle donnée.

Par exemple, les huiles concentrées en cétones (cf. notre article sur les familles biochimiques ) ne doivent pas être utilisées en diffusion atmosphérique car cela libère des molécules neurotoxiques. C’est le cas par exemple de l’hélichryse italienne ou de la lavande aspic. D’autres ne doivent pas être avalées sans tenir compte des précautions (épileptique, enfant, grossesse… : par exemple l’huile essentielle de Romarin camphré qui peut se révéler épileptisante en particulier par voie orale.

Enfin, il vous faudra tenir compte de l’âge de la personne à soulager (en général pour les enfants, le mode de diffusion cutanée ou olfactif sera à privilégier plutôt que la voie orale) et d’éventuelles allergies ou contre-indications liées à l’état de santé de la personne.

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Trouver la bonne formule et le bon mode d’utilisation pour traiter une pathologie donnée peut donc se révéler complexe. Initiez-vous en douceur à l’aromathérapie grâce au livre L’essentiel des huiles essentielles d’Alain Chevallier qui vous présente des formules exclusives et leurs modalités précises d’utilisation pour soigner tous les maux du quotidien. Commandez dès maintenant la version numérique pour 9,90 €.

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